Les coups de cœur
Le coup de cœur du public de Tradosphère : Les
portageux, Sur le coin d’un pont
Le coup de cœur des animateurs de Tradosphère : Les
chauffeurs à pieds, Les chats jaunes ne meurent jamais.
Le coup de cœur de notre chroniqueur Étienne Rouleau-Mailloux :
Jusqu’aux p’tites heures, La nuit
blanche.
Le coup de cœur de Mathieu Oligny, animateur de l’émission
Bedondaine à CHOQ FM : Yves Lambert Trio, Yves Lambert trio avec Tommy Gauthier et Olivier
Rondeau.
Le coup de cœur de Manuel Lavallée de l’émission Cap ès Trad
à CKRL : Jusqu’aux p’tites heures,
La nuit blanche.
Le coup de cœur de Mathieu Francoeur de l’émission Faites d'la place à CIBL : Le Vent du Nord, Tromper le temps.
Les prix par album
Les portageux, avec leur album Sur le coin d’un pont remportent
le prix Le chant du portageur. Ces fiers
représentants de la mouvance trad de la Mauricie contribuent à porter partout
au Québec l’héritage musical et chansonnier de leur région.
Les chauffeurs à pied, Les chats jaunes ne meurent jamais: Tout
d’abord, nous remettons le prix Ulysse du retour de l’année au musicien
Louis-Simon Lemieux (il était revenu avant 2012, mais bon, le disque
est sortie cette année) qui est revenu au sein de cet orchestre de multi-instrumentistes.
Ensuite, Les Chauffeurs se voient
remettre le prix À quatre mains sur le volant, on va loin. Bien sûr, en
voiture cette situation ne serait pas idéale et pourrait mener à la
catastrophe. Mais pour nos pèlerins du trad de Québec, ça signifie 4 fois plus
de ce mélange savoureux de tradition et de délire contrôlé, de musique fait
sérieusement sans trop se prendre au sérieux.
Le groupe Jusqu’aux p’tites heures, qui avait
remporté le prix de Recrues de l’année pour leur démo en 2010 se voit cette fois-ci remettre
le prix Âge de raison pour son album La nuit blanche. On a pu en effet noter chez cette jeune
formation de Québec un grand saut entre les deux parutions, en termes de
maturité, de maîtrise et de cohésion du son. Ils remportent aussi le prix Première moisson
pour avoir sorti le premier album de l’année, même si avec une sortie fin
janvier, nous n’avons pas connu une disette trop longue en 2012.
Le Yves Lambert trio avec Tommy Gauthier et Olivier Rondeau
se mérite le prix French connection
du power de trio de l’année. En fait, ce triumvirat multi-générationnel a réussi
en unissant ses forces à créer une texture musicale où les touches de folk
contemporain viennent renouveler l’héritage traditionnel sans le trahir.
À Tradosphère, l’expression «Néo-trad» est utilisée pour
parler des albums ou les airs et les chansons de composition récente
dominent. Nous décernons donc le prix de
l’Album Néo-trad à Hurlevent, pour Ensorcelé à l’aube et aux Frères Lemay pour
La marmite. Les deux formations, bien qu’ayant des ambiances sonores très
différentes, puisent toutes les deux dans les racines trad la sève qui alimente
leur création de nouveau matériel.
Le Vent du Nord se mérite le prix Dionysos des
créateurs de grands crus pour Tromper le temps. En dix ans, Le Vent du Nord a
peut-être trompé le temps, mais la formation a surtout trompé les idées reçues
qui réduisent la musique traditionnelle au party et au simple vin de pays
festif et saisonnier. Par leur professionnalisme
et leur détermination, ils étendent à
chaque année leur réputation de représentants de qualité de nos racines et de
notre terroir.
Le groupe lanaudois Ma Cômère se mérite le prix Prince de Galles des dignes héritiers pour l'album Écoutez je vais vous chanter. Si Saint-Côme est la
capitale de la chanson à répondre et que Hommage aux aînés en sont les rois, on
peut dire que les membres de Ma Cômère nous montrent que la source de bon
chanteurs est loin d’être tarie et qu’ils sont prêts à porter le flambeau et à
poursuivre l’œuvre de transmission de ce riche terroir.
Le prix de la pêche musicale miraculeuse est remis à Vishtèn pour son album Mosaïk . Les trois
insulaires (Ile-du-Prince-Édouard et Iles-de-la-Madeleine) ont attrapé dans le filet de cet album une mosaïque de chansons d’Acadie,
de sonorités celtiques et une touche de folk, entre grâce à l’apport d’un autre
gars d’île, le réalisateur Éloi Painchaud. Le tout avec un talent et une
polyvalence qui nous donnent régulièrement l’impression qu’ils sont tout un
orchestre à eux trois.
La formation Les Vieux Borlots se mérite le prix Laurence
d’Abitibi pour avoir conquis La
Vérendrye afin de transporter jusqu’au CRAPO et au Petit Medley les airs de leur album Y'en a-tu qui m'aiment? l’automne dernier. (Le nom et la description de ce prix sont
inspirés de la chanson Laurence d’Abitibi de l’auteur compositeur Philippe B.)
La prolifique formation Les cousins Branchaud remporte le
prix Voulez-vous qu’on continusse de l’album de chanson à répondre pour son disque En claquant la semelle. Un album qui vous transportera dans l'atmosphère d'une veillée de chansons.
Le prix Yvon Mimeault ou y’était temps va cette année au
porteur de tradition lanaudois Samuel Riopel, qui partage sur son album
homonyme une petite partie de son immense répertoire. Comme le dit l’expression, mieux vaut tard que
jamais, et il est bon de voir ainsi gravé une partie du trésor d’un tel passeur
de chansons.
Le prix Dans la mémoire longtemps, qui nous rappelle que la
bonne musique ça ne date pas d’hier est remis à Omer Dumas et ses Ménestrels & Mariette Vaillant, soliste, hommage volume III. Nous voulons entre autres souligner la détermination de monsieur Maurice Dumas à faire découvrir l’héritage musical de son
père.
Les autres Tradostars
Le prix Yves Bernard fut créé en 2010 pour souligner le
travail d'un journaliste musical qui parle de la musique traditionnelle en
évitant les lieux commun. Il n’a pas été remis l’an dernier car aucune plume
n’avait attiré notre attention. C’est année nous en remettons deux, un pour la
relève et un pour un vétéran.
En mars dernier suite à la sortie de l’album Ensorcelé à l’aube de Hurlevent, nous sommes tombés sur ce très bel article de la journaliste Julie Ledoux. Un long texte sur un album de musique traditionnelle et aucune trace des expressions « festif », « swinger » ou « mis au goût du jour ». Yves Bernard lui-même nous a dit avoir été épaté par la plume de la jeune journaliste.
En mars dernier suite à la sortie de l’album Ensorcelé à l’aube de Hurlevent, nous sommes tombés sur ce très bel article de la journaliste Julie Ledoux. Un long texte sur un album de musique traditionnelle et aucune trace des expressions « festif », « swinger » ou « mis au goût du jour ». Yves Bernard lui-même nous a dit avoir été épaté par la plume de la jeune journaliste.
Ça fait déjà quelques années
que l’ex CIBLien et journaliste à La Presse Alain Brunet parle de la
musique traditionnelle en faisant preuve d’une réelle connaissance de cet
univers et en évitant les raccourcis et les idées reçues. C’est parce qu’il
nous semble qu’il en parle plus souvent qu’avant que nous avons choisi de souligner
son travail cette année . En fait, c’est dans La Presse en général que nous avons pu
remarquer un regain d’articles sur la musique traditionnelle avec aussi des
articles d’Alexandre Vigneault et Jean-Christophe Laurence, soulignant entre
autres La grande rencontre et la Conférence Trad ainsi que les succès locaux et
internationaux de la formation Le Vent du Nord.
Le prix de la meilleure présence web est remis cette année aux Productions Serge Paré pour avoir miraculeusement fait entrer Les Mononcles dans l’ère 2.0 avec une page facebook et des vidéos promotionnelles sur Youtube. Une mention spéciale aux formations Les chauffeurs à pieds, Yves Lambert Trio, Hurlevent et Barbo dont la musique est disponible sur le site Bandcamp.
Le prix de la meilleure présence web est remis cette année aux Productions Serge Paré pour avoir miraculeusement fait entrer Les Mononcles dans l’ère 2.0 avec une page facebook et des vidéos promotionnelles sur Youtube. Une mention spéciale aux formations Les chauffeurs à pieds, Yves Lambert Trio, Hurlevent et Barbo dont la musique est disponible sur le site Bandcamp.
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